Climat : le blog qui donne la parole aux populations les plus touchées
Brésil, Kenya, Sri Lanka... Partout dans le monde, les communautés victimes du réchauffement
de la planète se rassemblent. L'ONG américaine "Global Citizen" leur offre une plateforme d'expression.
Que peut faire la société civile suite à l’accord signé à la COP21 ? C’est la question sur laquelle s’est
penchée l’ONG américaine Global Citizen, en se concentrant sur les communautés les plus touchées par le réchauffement. Pour leur donner une voix et un
relai médiatique, elle a créé un blog, We are restless ("Nous sommes toujours en mouvement").
Du Brésil au Kenya, en passant par la Grande-Bretagne, elle y publie les témoignages et les photos de ces
communautés, qui luttent pour avoir leur place au sein du débat international sur le climat, mais aussi pour trouver des solutions à son réchauffement. Car si l’accord signé à Paris marque un
succès diplomatique, il présente trop peu de solutions concrètes. Notamment financières.
"Les pays à l’origine du problème ont promis trop peu d’aide pour les
populations sur les lignes de front du dérèglement climatique, qui sont déjà en train de perdre leurs moyens de subsistance et la vie", dénonçait ainsi, peu après
l'adoption de l'accord de Paris, Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International.
L'alerte lancée par 134 pays en voie de développement, à la mi-octobre, sur la nécessité de leur accorder des
fonds supplémentaires, n'aura donc pas (ou peu) été entendue à Paris. C'est pour continuer à faire porter leurs voix et promouvoir l'action citoyenne comme un moyen d'atteindre les objectifs
fixés à Paris, que We are
restless a été lancé.